Dans le Monde du 26/3/2011 une libre opinion au titre alléchant : « Un chaos numérique est possible en 2015 ».
Cela dans une rubrique non moins réjouissante : « Vivre et penser le temps des catastrophes » où :
le sociologue allemand Ulrich Beck, auteur de La Société du risque, Flammarion, 2002, nous prévient que « C’est le mythe du progrès et de la sécurité qui est en train de s’effondrer… Plus que jamais, nous sommes dans la société du risque, voire du désastre ».
le psychosociologue (allemand aussi) Harald Welzer, chercheur à l’institut des sciences humaines de Essen (Kulturwissenschaftliches Institut, ça sonne mieux) assène que « L’ère de la consommation et du confort va s’achever. Le capitalisme est devenu un système autodestructeur »
la philosophe Isabelle Stengers, auteur de Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient, La Découverte, 2009 s’interroge : « Comment n’avaient-ils pas prévu ? » (comment NE PAS faire quelque chose, c’est une vraie question ?) et répond sans se démonter : « Sortons de la rage de l’impuissance grâce à l’anticipation d’accidents écologiques à venir ».
Le catastrophisme plus ou moins éclairé est décidément un créneau pour l’expertise médiatico-universitaire et n’attend qu’une tragédie pour annoncer les prochaines.
Mais revenons à notre chaos numérique. h16, lui, n’y croit pas et le dit sans excès de précautions oratoires : Pire que les Mayas en 2012 : le chaos internet en 2015. Bien pire encore : il croit discerner de très mauvaises intentions hadopiennes derrière ces propos alarmistes tenus par Michel Riguidel, professeur émérite à Télécom Paris Tech. A vous de juger.
