Où il est suggéré :
1) que la philosophie procure un savoir consistant, capable d’évaluer la consistance de tous les savoirs (y compris le savoir philosophique).
2) Que ce savoir est à la portée de tous.
3) Qu’il est un bon rempart contre certaines formes de barbarie ou de tyrannie.
La philosophie produit un savoir spécifique, le plus rigoureux de tous, radicalement distinct d’autres formes de savoir, tels la
science et les discours hybrides (métaphysique) ou dégénérés (idéologies, scientisme...). Ce n’est donc certes pas une parlotte futile, et pourtant c’est bien un savoir pour tous, parfaitement « démocratique » et nullement une discipline ésotérique que sa technicité réserverait aux professionnels de la philosophie. Mais c’est aussi l’arme absolue contre les discours par lesquels la tyrannie s’empare des esprits pour asservir les corps. Enfin, la philosophie a l’élégance de se soumettre elle-même à l’épreuve de vérité qu’elle inflige à tous les autres discours dès qu’ils s’avisent de sortir de leur domaine de compétence.
Les mots de la philo
Pour organiser la coexistence pacifique entre vivants, les valeurs [païennes] suffisent, car nous n’avons pas trop de mal à aimer une vie dans laquelle nous sommes, de toute façon, déjà (...)